Transports

Éditorial rédigé par le collectif Synergie de la Transition Alpes Maritimes.

Un problématique majeure du département.

La topographie de notre département génère de nombreuses problématiques, notamment une saturation du transport parallèle à la Côte, une pollution très importante atteignant des records nationaux, des difficultés de communication entre vallées, toutes problématiques pour lesquelles existent des solutions alternatives.


La problématique du transport en 06 est extrêmement difficile à aborder, essentiellement reliée aux activités économiques. Plus de 900 000 personnes habitent sur une bande côtière de 10km de large entre Mandelieu et Menton. Il n’est un secret pour personne que les transports routiers, ainsi que certaines lignes ferroviaires, sont saturés toute l’année à certaines heures, générant des problèmes multiples, un temps perdu et une pollution considérable, avec d’énormes conséquences sur la santé, la qualité de vie personnelle, professionnelle et familiale. Le département est également soumis aux contraintes des flux internationaux de transit, qui passent au plus près de la population sur une grande part du littoral.

Vélocargo à assistance électrique avec transpalette et remorque, Paris

Entre le transport routier, le transport aérien et le transport maritime, une métropole comme Nice est devenue la métropole la plus polluée de France, et donc la plus malsaine, en pollution moyenne toute l’année, devant les 15 autres métropoles françaises (Source Métroscope 2017)

Les causes en sont multiples et dépassent le seul cadre des infrastructures et de la topographie. Citons, par exemple, la difficulté et le coût élevé du logement en 06, qui empêchent la mobilité nécessaire pour habiter à proximité de son lieu de travail. Citons les politiques d’aménagement et d’urbanisme visant à externaliser les commerces hors des villes. Citons les difficultés pour utiliser les transports doux pédestre et vélo, en ville comme en zone péri-urbaine.

Rack à Vélo sur tramway, Stuttgart, Allemagne La même chose existe pour les bus.

Les solutions pour faire baisser la saturation du trafic sont multiples et peuvent se prendre à tous les niveaux. Il est évident que la transition des transports automobiles individuels vers des transports collectifs et les transports doux est une des solutions. Sans décrire ici l’ensemble des mesures à prendre, il apparait cependant qu’une politique volontariste et concertée à l’échelle départementale doive se mette en place sur la bande côtière: une feuille de route coordonnant l’ensemble des politiques d’aménagement communales. Il semble par exemple incontournable d’instaurer une coordination étroite et un dimensionnement proportionné et simultané de la densification des transports collectifs sur les voies parallèles à la côte, sur les voies perpendiculaires à la côte, et sur les voies collinaires.  La multimodalité entre transport individuel rural ou périurbain, et transports collectifs urbains, est également uns solution efficace sur certaines zones du littoral, mais nécessite des espaces-relais non contraignants et gratuits.

Rack à vélos sur une ligne ordinaire d’une navette intervillage de montagne, Suisse

La place des transports à deux roues est encore injustement sous-estimée dans les politiques de transports locales, et se traduit dans les dernières places sur toute la France dans les classement nationaux (Source INSEE 2017). La généralisation des vélos à assistance électrique permet pourtant de s’affranchir des contraintes de dénivelée. Il reste aussi à créer des infrastructures adaptées à la multimodalité, ainsi qu’à inciter la population à ces formes de déplacement.

Les assise permettront de rentrer plus profondément dans les pratiques qui s’imposent déja tout autour de la planète, aussi bien dans une lutte contre la pollution urbaine aérienne et sonore, que pour faire face aux changements annoncés sur les ressources énergétiques ou sur le climat.