Énergie

L’énergie conditionne la quasi totalité des activités du territoire.

Notre département consomme majoritairement des énergies fossiles issues du pétrole, carburants et gaz, environ 2/3 de la consommation énergétique totale, le tiers restant ( en tonnes équivalent-pétrole) étant de l’électricité [ Source AirPaca ]. Cette énergie a toujours été abondante et peu chère jusqu’à maintenant.

Tous les spécialistes de l’énergie s’accordent cependant pour prévoir une augmentation globale du coût de l’énergie pétrolière et électrique en Europe dans les prochaines années, pour diverses raisons largement diffusées à ce jour, et notamment liées à la finitude des ressources pétrolières à bas coût d’ici une à deux décennies, ainsi qu’à l’augmentation du coût de l’électricité nucléaire. D’autres spécialistes évoquent la possibilité d’éventuelles pénuries ponctuelles, certaines pouvant devenir plus fréquentes, liées à divers facteurs économiques, géo-politiques ou environnementaux corrélés aux crises émergentes. Il semble donc que nous sommes sur le point de devoir envisager un autre modèle que celui des cent dernières années.

Bien que nous n’ayons pour l’instant jamais eu de conscience locale du poids environnemental de notre consommation, il est cependant parfaitement quantifiable que notre consommation locale est importante par rapport à l’échelle mondiale. Comme tous les pays riches, nous consommons trop, et mal.

L’impact de la consommation pétrolière locale est important: Nice est la ville la plus polluée des 15 métropoles Françaises en pollution aérienne moyenne toute l’année, devant Paris, alors qu’elle n’a aucune pollution industrielle. Pollution essentiellement due aux transports. Cette consommation du territoire littoral (90% de la population du 06), influe également à son échelle sur le climat mondial par la libération de gaz à effet de serre et de polluants divers.

 

Entre Golf-Juan et Monaco la nuit en 2017: des milliers de vitrines allumées toute la nuit.

Diminuer la consommation dans certains secteurs gourmands, comme l’habitat, le commerce ou les transports, peut significativement faire baisser notre impact sur la planète et sur la durabilité de ses ressources actuelles. L’isolation des bâtiments, l’optimisation des transports collectifs, la diminution des transports individuels, la mutation des transports durs vers les transports doux, et tant d’autres stratégies sont les actions de transition les plus raisonnables et les plus faciles à mener dans des temporalités compatibles avec les mandats électifs.

Sur l’énergie électrique, il est également nécessaire d’anticiper la baisse de la production nationale issue du nucléaire, dans les décennies à venir, tout simplement parce que les centrales nucléaires sont en fin de vie, et que leur prolongation ne peut pas excéder de beaucoup les durées prévues à l’origine (la radioactivité fragilise les cuves d’acier des réacteurs, et on ne sait pas les changer). Les milieux du nucléaire connaissent l’état et l’age des centrales, le volume & la problématique des déchets, de l’approvisionnement en uranium, ainsi que les temporalités de mise en place de nouveaux dispositifs. Les retards importants, les surcoûts importants se succèdent dans ce domaine, alors que croît la conscience collective du danger de ces technologies et de leurs conséquences sur des dizaines de milliers d’années.

Au Tricastin, la centrale la plus proche du 06: 4 réacteurs de 40 ans à bout de souffle et 4 milliards d’Euros de travaux prévus à partir de 2019 pour prolonger de 10 ans. Et après ?

Mais aucune politique globale de transition ne survient dans ce domaine. La France est en retard sur les ENR, comme le département. Il y a plus d’éoliennes, de centrales photovoltaïques, de chauffage d’eau chaude solaire en Allemagne, en Grèce ou en Catalogne que dans notre région pourtant ensoleillée et venteuse.

La transition énergétique est une thématique sur laquelle nous pouvons établir des constats et des prospectives assez précises, malgré le flou relatif entourant le niveau des réserves pétrolières à coût acceptable. Les milieux pétroliers constatent et prévoient une augmentation constante de la consommation mondiale (et donc hélas de la libération de CO2 et aggravation du chaos climatique) jusqu’à à 2040 (Source AIE 2017), sans toutefois intégrer les changements liés au bouleversement climatique, ou à toute autre forme de crise. Les milieux économiques prévoient également l’augmentation inévitable du coût du pétrole avec sa raréfaction.

 

Toiture photovoltaïque en Suisse. Imaginons déja toutes les toitures des ZI du département….

Du côté des ENR, même s’il faut progresser sur le stockage et sur la régulation  des réseaux maillés à l’échelle locale, le coût de l’électricité ENR est désormais inférieur au coût du nucléaire démantèlement et stockage de déchets compris. Au vu de la dépendance quasi totale du département aux importations d’énergie, Il semble  incontournable d’investir  dans la réduction de notre dépendance, avant la survenue de crises énergétiques liées aux ressources ou au climat. L’histoire énergétique de la France générant une inertie étatique importante dans ce domaine, il apparait nécessaire que cette transition énergétique passe par l’implication citoyenne, non seulement au niveau de la production, mais également au niveau de l’économie d’énergie et de la distribution.

Consommer moins, produire, partager, à l'échelle du citoyen, du quartier, du village, du territoire....

Les Assises mettront en lumière différentes stratégies individuelles et collectives pour limiter notre consommation, produire de l’énergie localement dans un modèle diversifié et solidaire impliquant toutes les filières possibles.

En cours de rédaction.

ATTENTION, L’ INSCRIPTION AUX JOURNÉES EST OBLIGATOIRE (pour cause de Vigipirate)


Et bien sûr, c’est à un repas BIO ET LOCAL que nous vous convions à la mi-journée ainsi qu’au goûter, concocté par nos meilleurs collectifs de transition alimentaire du département ! INSCRIPTION OBLIGATOIRE afin de prévoir les quantités