Grandes Conférences du soir

Nous avons le plaisir d’organiser deux grandes conférences en soirée pendant les Assises, avec deux personnalités qui analysent de nombreux paramètres des mutations en cours:

Lundi 29 octobre, de 20H à 21H30, Pablo Servigne, agronome et chercheur indépendant, sur la perception de l’effondrement, sur la résilience, et l’entraide.

Pablo Servigne est un chercheur « in-terre-dépendant », ingénieur agronome et docteur en biologie, spécialiste des questions d’effondrement, de transition, d’agroécologie et des mécanismes de l’entraide. Il est à l’origine de la discipline de la collapsologie, l’étude de l’effondrement de la civilisation industrielle et ce qui pourrait lui succéder. 

Ses ouvrages en collaboration avec un large réseaux de citoyens chercheurs, de politiciens ont permis de légitimer l’idée d’effondrement de notre civilisation thermo-industrielle au sein du débat public. 

Face à la crise conjointe écologique, sociale, économique et énergétique déjà en cours, une prise de conscience de l’effondrement en cours est inévitable. 

Aujourd’hui l’urgence est dans un changement radical de consommer, de penser et vivre ensemble. En mettant des mots sur des intuitions que nous partageons pour beaucoup,  Pablo dans ses conférences pense le déclin inévitable de notre civilisation tout en se refusant au repli sur soi, au survivalisme de certains.

En participant au tissage des réseaux des temps difficiles, c’est une porte ouverte à une société de l’entraide que nous devons amorcer.  Il s’agit alors de se regarder en face, et de considérer cette utopie inversée comme un outil à nouveaux imaginaires vers une transition plus résiliente, altruiste et solidaire. 


Mercredi 31 octobre, de 20H à 21H30, Valérie  Masson-Delmotte, paléoclimatologue et membre du GIEC, sur les interactions entre climat et société.

Valérie Masson-Delmotte est ingénieure et paléoclimatologue. Référence en paléoclimatologie, elle lutte pour la transmission du message scientifique à propos du changement climatique. Passionnée de son sujet de recherche elle est l’auteure de nombreux ouvrages de banalisations scientifiques autour du climat.

Sollicitée lors des dernières COP, c’est la clarté de ses exposés scientifiques qui est appréciée par les politiciens.  

En effet, Valérie est une membre active du GIEC dont les rapports synthétisent les travaux publiés de milliers de chercheurs analysant les tendances et prévisions mondiales en matière de changements climatiques, elle a aussi été co-présidente du groupe. 

En plaidant pour un retour à l’éthique et au vrai débat, Valérie lutte contre les discours climato-sceptiques au sein du débat public et prends le temps d’expliquer avec pédagogie la question du changement climatique. 

Actuellement elle est directrice de recherche au CEA (Commissariat à l’énergie atomique), et travaille au sein du Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (LSCE) où elle est responsable du groupe « Dynamique et archive du climat ». 


Rédaction Sofia Smyej